En 1803, lors de la création des bibliothèques publiques, deux principes fondamentaux, la conservation du patrimoine écrit et le développement de la lecture, sont posés. Ils régissent encore aujourd’hui les bibliothèques publiques. Mais il faut attendre la fin du XIXe siècle pour assister au développement des bibliothèques de prêt.

En 1994, la Charte des bibliothèques met l’accent sur leur rôle au sein de la société : " La bibliothèque est un service public nécessaire à l’exercice de la démocratie. Elle doit assurer l’égalité d’accès à la lecture et aux sources documentaires, pour permettre l’indépendance intellectuelle de chaque individu et contribuer aux progrès de la société. "

L’organisation et le financement des bibliothèques municipales sont exclusivement du ressort de la commune, de même que leur création ou leur extension. Connaissant un développement spectaculaire ces dernières décennies, elles sont devenues des lieux vivants, conviviaux et confortables, loin de l’image austère qui était la leur.



En Lozère, il n’existe qu’une commune de plus de 10 000 habitants, celle de la préfecture, Mende ; sa bibliothèque municipale se trouve donc hors du réseau départemental de lecture piloté par la bibliothèque départementale de prêt. De la sorte, ses collections et son action relèvent de ses seules ressources budgétaires.



Par ailleurs, dans l’ensemble du département, la taille des communes est un frein au développement de bibliothèques en régie municipale et gérées par des personnels qualifiés et rémunérés. Toutefois, les six communes de Marvejols, Saint-Chély-d’Apcher, Langogne, Florac, Ispagnac et Vialas mettent à disposition du public des établissements répondant aux normes édictées par la direction du livre et de la lecture, service du ministère de la Culture.




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